Archive for février, 2009

La mauvaise passe du casino du Havre propriété du groupe Partouche

Dimanche, février 22nd, 2009

Cinquante deux machines à sous de plus que le parc existant ont reçu l’agrément des autorités ministérielles pour être installées dans le casino du Havre, leur prix unitaire s’élève à 20 000 euros. Malgré l’autorisation de disposer de ces machines, elles attendront encore un peu de temps pour que le casino puisse les mettre en circulation. En effet, la direction du casino souhaite les mettre en place d’ici quelques mois, à la fin de l’année 2009, et sur les 220 machines autorisées, 162 sont en fonctions. La cause de cette attente : la crise financière que la plupart des casinos subissent avec une baisse d’activité de 12 % en moyenne. Il est vrai que la loi sur l’interdiction de fumer entrée en vigueur au 1er janvier 2008 a aggravée le ralentissement du chiffre d’affaires.

Le casino havrais attire environ 700 clients en semaine contre 1000 à 1500 le week-end. La progression du casino est tout de même en net progression ; son classement en 49ème position en 2006-2007 avec un produit brut des jeux à hauteur de 92 % pour les machines à sous, de plus de 18,8 millions d’euros est passé en 37ème position au cours d’exercice 2007-2008 et le PBJ a été moins élevé. Le prélèvement de la ville du Havre est en recul d’environ 23 % par rapport à 2008 et elle a noté une recette sur son budget pour 2009 de 3 millions d’euros. La direction du groupe Partouche a de plus sollicité  un abattement fiscal de 1,44 million d’euros se rapportant à l’organisation de la biennale d’art contemporain. La ville a accordée cet abattement qui reste conditionné à celui de Bercy.

La Haute et Basse-Normandie compte 22 casinos dont 9 pour la Seine-Maritime. Ces casinos offrent un parc de plus de 2000 machines à sous. La Normandie se place devant le Languedoc-Roussillon pour le nombre de machines à sous qui est de 1750 pour 23 casinos et après la Côte d’Azur pour 3300 machines à sous et 23 casinos. Des machines à sous de 27 établissements du groupe Partouche sont connectées avec les autres casinos depuis quelques semaines sur le jackpot multi sites dont six machines dans le casino du Havre.

Les établissements de jeux sont autorisés par arrêté ministériel depuis le mois de décembre 2008 à organiser des tournois de Texas Hol’em Poker « avec mise en jeu de lots » hors de leur enceinte, et c’est ainsi que la maison de jeux du Havre engage des joueurs à se rendre dans son casino.

Le groupe Partouche a enregistré un chiffre d’affaires en 2008 de 481,7 millions d’euros, une diminution de 5,7 % par rapport à l’année précédente. 90 % du chiffre d’affaires proviennent des jeux, les 10 % restant viennent de la restauration et de l’hôtellerie.

Le groupe Partouche voudrait diminuer sa dette. Il envisage pour cela la vente de casinos en 2009. La valeur immobilière du groupe est d’environ 400 millions d’euros.

La transparence dans les paris sportifs

Jeudi, février 19th, 2009

Les négociations avec Bruxelles ont poussé le gouvernement français à accélérer l’ouverture à la concurrence du marché des jeux en ligne. En effet, dès le deuxième semestre 2009, une phase expérimentale sera lancée pour les paris hippiques et sportifs, poker compris, laissant de côté le PMU (Pari Mutuel Urbain) et la FDJ (Française des Jeux). La France va donc libérer le marché des jeux en ligne et l’ouvrir à la concurrence. C’est ainsi que le partenariat entre Chiligaming et FAI Free (Illiad) laisse présager une ouverture prochaine d’un marché très concurrentiel.

L’EGBA (European Gaming & Betting Association) souhaite la juste concurrence, la transparence, la prévention et la liberté de choix des joueurs sur le marché européen des jeux en ligne ainsi que l’accès aux sites des opérateurs européens ayant obtenus une licence en Europe et sans qu’il y ait de restrictions pour protéger leurs monopoles. L’EGBA a ainsi organisé une « Journée du jeu responsable » au Parlement européen. Etaient présents à cette réunion de nombreuses personnalités, des politiques, des universitaires, des représentants du monde sportif et de l’industrie. Le but a été d’exposer la capacité d’internet, de multiplier la protection des joueurs et de perfectionner la lutte contre la fraude. La réunion s’est déroulée à la satisfaction des différents acteurs présents.

La clef de l’intégrité et du bon fonctionnement des paris en ligne est la coopération étroite entre les différents acteurs, et c’est bien ainsi que le directeur de l’Autorité britannique des courses de chevaux, chargé de l’intégrité des licences l’explique.

Le Dr Howard Shaffer qui est professeur à la Havard Medical School étudie les phénomènes d’addiction et  ne cesse d’encenser le Web. Les résultats de son étude scientifique face au comportement des joueurs via internet, et sans être obligé de les interroger et de prendre en compte ce qu’ils disent, fait ressortir que la « majorité des joueurs jouent de façon modérée ».

La Française des Jeux mise gros pour Vendredi 13 et la Saint-Valentin

Dimanche, février 15th, 2009

La Saint-Valentin n’est pas seulement une fête pour les amoureux, c’est aussi la fête de la Française des Jeux (FDJ) qui manie deux choses : les couples et la superstition… En effet, vendredi 13 combiné à la Saint-Valentin ne peut être que de bon augure pour une société nationale qui a le monopole du grattage et de la loterie, en France. Aussi, ce sont des millions d’euros qui vont être exposés ce week-end, pour le plus grand plaisir des joueurs. La FDJ table sur près de six millions d’euros, soit le double des prises de jeux habituelles du loto, pour cette fin de semaine, ce qui est considérable.

L’année 2009 compte trois vendredis 13. Une excellente opportunité pour la Française des Jeux de dépasser PMU, deuxième société dont l’Etat est le principal actionnaire, en termes de chiffre d’affaires, mais aussi d’outrepasser les ventes du Rapido qui sont excellentes et ce, depuis des années. C’est l’occasion qui fait le larron et de ce fait, permettra au loto de retrouver ses lettres de noblesse. La Super Cagnotte proposée pour ce week-end est de quinze millions d’euros et le nombre de grattages s’élève à vingt cinq millions et demi. Chacun de ces grattages sera vendu à trois euros pièce et le lot sera écoulé à n’en pas douter les dires de la Française des Jeux, qui propose depuis une dizaine d’années ce jeu de grattage « fête des amoureux », une fois l’année.

On pensait que la superstition avait perdu un peu de son ardeur chez les français. C’est faux. Elle est toujours d’actualité et plus de la moitié des habitants de l’hexagone sont superstitieux. Ils choisissent habituellement le vendredi 13 pour jouer à leur jeu favori et croient dur comme fer que ce jour là peut leur porter bonheur, au même titre qu’un trèfle à quatre feuilles ou autres éléments de fétichisme, comme le fer à cheval par exemple. Naïveté ? Réelles croyances ? Vérités ? Toujours est-il que des études révèlent l’attrait et la croyance d’une grande majorité de personnes, que ce soient des joueurs ou non. Mais jouer un vendredi 13 n’est pas bénin pour beaucoup et augmenter ses chances de gain quand on est amoureux… pourquoi pas ? Quelles que soient les croyances, les habitudes ou les attentes, celle qui est à l’affût de l’attitude des joueurs face à de telles convictions reste la Française des Jeux pour qui l’occasion, malheureusement trop rare, lui rapportera gros, à n’en pas douter…

Le coup de pouce de la municipalité au casino de Grasse

Dimanche, février 8th, 2009

La direction de la municipalité a pris sa décision, elle accède à la demande de diminution de la fiscalité pour le casino de Grasse, ceci afin de l’aider à maintenir son activité et d’éviter des licenciements de personnels. Ce casino qui n’est pas un casino online, est le seul établissement nocturne de la ville, de plus il contribue considérablement à son animation. Il est donc très important de prendre en considération sa requête en tenant compte également de sa chute d’activité qui dure depuis plusieurs années.

Le taux de prélèvement obligatoire versé par le casino représente 10 % du chiffre d’affaires pour un montant d’imposition allant jusqu’à 762 245 euros et de 12 % au-dessus de cette fourchette. Il passe désormais de 8,5 % jusqu’à 2,4 millions d’euros et 12 % au-delà de cette somme. La différence de gain pour la commune s’élève à environ 70 000 s. Mais, cette décision, même si elle ne convient pas au parti de gauche, qui ne la pas adopté, est impérative pour sauvegarder les 38 emplois de l’établissement qui sont en jeu, 2 licenciements ont eu lieu au cours de l’année 2008.

Le précédent conseil a vu retiré de l’ordre du jour ce dossier pour « manque de précisions ». Les réactions de l’opposition n’ont pas manquées. Les 70 000 s de rentrées en moins, sont considérées comme « une perte sèche » certains considérant que l’aide devrait aller ailleurs qu’aux casinos. Par contre le chargé de mission pour les finances de la mairie considère qu’il ne convient pas de parler de « perte sèche » mais de diminution de recette. Il reste 240 000 s qui reviennent à la ville. Pour le cas ou le casino viendrait à quitter la région, non seulement il y aurait des licenciements mais les locaux abritant le casino deviendraient inoccupés (bâtiment classé année 1930), coût de la location 80 000 s par an. De plus pas de rentrées d’argent pour la ville.

D’autres demandent le retrait de cette délibération voulant une contrepartie ou des garanties. Ces réclamations sont laissées de côté par le Maire qui préfère « bétonner » la position de la municipalité préférant ainsi donner toutes les chances au casino de maintenir les emplois et de continuer a donné l’animation touristique tant appréciée de tous au cœur de la capitale des parfums.

Eric Darago le nouveau directeur du casino de Haute-Saintonge

Lundi, février 2nd, 2009

Depuis la création et après cinq années de bons et loyaux service au sein de la direction du casino de Haute-Saintonge en Charente Maritime, le départ de Jean-Michel Landy a suscité une vive émotion. Nombreux étaient les convives au pot de départ. Etaient présents l’ensemble du personnel du casino, des clients fidèles, des élus locaux, des représentants des entreprises partenaires. Les discours de toute part étaient chaleureux. Le sénateur-maire a fait un bref historique, rappelant ainsi la création du casino en milieu rural à laquelle certains ne voulaient pas croire, et a rendu hommage à la réussite de cet homme remarquable qui a su relever un défi et permettre l’installation dans les meilleures conditions de cet établissement.
Jean-Michel Landy, 50 ans, est donc appelé par le groupe Barrière à la direction du casino de la station balnéaire de Bénodet situé au sud de la Bretagne. Cet établissement est plus important par son chiffre d’affaires et sa fréquentation que celui de Haute-Saintonge.

Eric Darago avait son activité à Paris, la direction du casino lui est à présent confiée. Sa semaine de collaboration avec Jean-Michel Landy lui a permis une passation de pouvoirs  faite en douceur. Jean-Michel Landy lui a remis les clefs de l’établissement, lui souhaitant un succès aussi rapide que celui qu’il a connu depuis la création.

Eric Darago, 42 ans est marié, père de trois enfants. Il avait jusque là deux casquettes. La première, il avait en charge le service restauration pour tous les casinos du groupe Barrière et deuxièmement, avait la responsabilité des nouvelles constructions telles que l’implantation du casino en Alsace à Blotzheim, à Port-Leucate, à Toulouse. Il s’apprêtait à se rendre dans le Nord à Lille pour la construction d’un complexe de loisirs. Cet homme très occupé avoue être peu souvent à son bureau. Il est désormais le bienvenu en Haute-Saintonge ou le changement de directeur se fait  dans la continuité de ce qui a déjà existé. Cet établissement n’est pas seulement un casino, c’est un lieu de rencontres pour tous, de spectacles, de théâtres, de soirées, de divertissements ouverts à tous à des prix très compétitifs, voire même parfois gratuites.