Archive for the ‘Non classé’ Category

Sanary perd son casino et demande des réclamations au groupe Joa

Mardi, novembre 24th, 2009

La ville de Sanary qui devait voir émerger son casino, un complexe hôtelier ainsi qu’une salle de spectacle doit aujourd’hui faire face au désistement du groupe qui devait réaliser ce projet : le groupe Joa. Après de nombreuses études, ce dernier avait reçu en 2006 l’approbation de la Commission supérieure des jeux ainsi que du Ministère de l’intérieur. Pourtant, cet été, un revirement de situation s’est produit. Contre toute attente le groupe s’est retiré de ce projet gigantesque. Face à cette décision inattendue, le maire, Ferdinand Bernhard a décidé de poursuivre le fameux groupe Joacasino et de demander des indemnités compensatoires. Car en abandonnant la réalisation de ce projet, le préjudice s’élève à plus de 183 000 €. Tout d’abord, la perte des investissements prévus est évaluée à 23 676 416 € ; le manque à gagner pour la commune est quant à lui de l’ordre de 58 821 091 €, l’atteinte à l’image de la commune est de 500 000 € et les pénalités de retard concernant ce projet de 180 000 €.

Pour sa défense, le groupe Joa admet que les financements ont été difficiles à trouver et qu’il en avait fait part dès la fin 2008. De plus, il était conscient qu’il ne pourrait ouvrir à la date prévue. C’est la première fois dans l’histoire des jeux qu’un projet de casino n’aboutit pas alors que tous les accords avaient été accordés. Il faut reconnaitre que les groupes de casinotiers n’ont pas le vent en poupe ces dernières années et qu’ils sont également confrontés à des difficultés financières préoccupantes.

Patrick Partouche défie les instances françaises

Jeudi, octobre 23rd, 2008

Patrick Partouche, grand nom de l’industrie du casino français fait, une fois de plus, parler de lui en contournant les lois de la République. La France interdit les jeux en ligne et sa politique sera différente en 2009 avec une ouverture maîtrisée du marché du jeu sur internet. Lors d’un colloque sur cet événement de légalisation du marché du jeu sur le Net, les grands acteurs de ce monde se sont réunis pour en discuter. Le coup de tonnerre est venu de Patrick Partouche qui a annoncé que, dans une quinzaine de jours, ses sites de casino en ligne, poker et paris sportifs seront ouverts en mode réel aux joueurs français. En d’autres mots, un joueur vivant en France pourra miser en argent réel sur son jeu de prédilection. Jusqu’à aujourd’hui, les sites de gambling du groupe Partouche étaient disponibles en argent factice mais ils seront bientôt accessibles en argent “vrai”.

Le PDG du groupe éponyme stipule qu’il ne comprend pas pourquoi des sites en ligne, sous licences maltaises ou gibraltaise, proposent aux joueurs français leurs services sans problème. Partouche veut en faire de même car il a aussi des licences de Malte et de Gibraltar. En cas de condamnation, Partouche demande à ce que tous les sites le soient également. Ce pavé dans la mare secoue le monde du jeu sur le web et va faire du bruit. Cet affront direct du numéro un du casino en France face à la loi de la République française risque d’être explosif. Les casinotiers cherchent des solutions pour attirer des joueurs. Or, les lois contre le tabac et la vérification d’identité à l’entrée des salles de jeux a entraîné une baisse de 15% en France. Sans oublier la crise que traverse le monde avec les problèmes bancaires et les vague de licenciements qui ne vont probablement pas épargner le monde du jeu. D’ailleurs, les groupes Barrière et Partouche ont clairement annoncé leur intention de fermer des établissements si la crise persiste . Le net représente l’avenir des casinos et les dirigeants ont bien compris l’intérêt d’être les premiers pour s’imposer dans un monde déjà fort concurrentiel avec des groupes qui sont souvent sous licences de Malte, Kanawakee, Gibraltar ou encore les îles Alderney. Le poker sur internet, les paris sportif ou encore les jeux de casino sur le web est un marché de plusieurs milliards d’euros et les groupes ont compris qu’il était important d’être prêt en 2009.

Sébastien Proto, directeur-adjoint de cabinet du ministre du Budget Eric Woerth, a confirmé à Paris que le gouvernement allait attribuer au deuxième semestre 2009 les licences permettant à des sociétés de proposer leurs services en France. Les licences des jeux d’argent sur internet seront délivrées dans environ 8 mois mais avant cela, un projet de loi devra être transmis au Parlement et voté. Ainsi, une autorité de régulation sera en mesure de rédiger un cahier des charges strict. Les jeux d’argent concernés sont les paris de courses de chevaux, les paris sportifs (pari sur des épreuves sportives réelles) et des jeux de casino notamment le poker en ligne. Les opérateurs de jeux ne savent pas si ils pourront faire de la publicité à la télévision. Bien des questions seront élucidées une fois que la Commission des jeux sera créée et opérationnelle.