Mangas Gaming conteste le projet de loi sur l’ouverture des jeux en ligne
Jeudi, décembre 17th, 2009L’ouverture des jeux en ligne prévu au même moment que la coupe du monde de football, prévue en juin 2010, provoque une très importante polémique au sein des établissements de jeux sur internet. Les députés qui ont examiné ce projet de loi sur l’ouverture à la concurrence des jeux d’argent courant octobre l’ont adopté à la majorité. Toute demande sera donc soumise à un cahier des charges très précis qui leur permettra d’obtenir une licence valable pour une durée de cinq ans renouvelable qui les autorisera à exercer en toute légalité. Tous les sites qui n’auront pas obtenu d’accord verront leur accès bloqué, et les nouveaux entrants auront l’obligation de remettre à zéro les comptes de leurs joueurs français. Isabelle Parize, Directrice Générale de Mangas Gaming, conteste le fait que les sites ne partent pas sur un pied d’égalité puisque la Française des Jeux et le PMU ne sont pas concernés par cette mesure. Par conséquent, ils sont libres de faire toute la publicité qu’ils souhaitent, contrairement à leurs concurrents, ce qui leur assure une très belle longueur d’avance. L’autre point sur lequel le PMU tire avantage, est qu’il est autorisé à réunir les mises qu’il récolte de ses établissements implantés dans toute la France mais également de ceux provenant de ses sites en ligne. De cette façon, les gains redistribués sont nettement supérieurs à ceux que peuvent proposer les sites de jeux sur internet.
Isabelle Parize espère que le Sénat procédera à des modifications sur ce projet de loi et n’exclut pas que dans le cas contraire, son groupe pourrait ne pas faire de demande de licences. Elle estime que même si l’ARJEL bloque l’accès de sites illégaux, cela n’empêchera pas les joueurs à continuer de jouer. Selon elle, le taux de prélèvement devrait être revu à la baisse pour ne pas excéder 2 %.
La Directrice Générale de Mangas demeure cependant confiante puisqu’elle a à ses côtés des actionnaires de taille : Stéphane Courbit et la Société des bains de mer qui exploite les Casinos de Monaco. Présent dans 25 pays avec plus de 4 millions de joueurs, le groupe Mangas Gaming possède les sites Betclic, Expekt et Bet-at-home. Il espère que le Sénat va minutieusement étudier les règles de cette toute nouvelle loi afin de donner leurs chances à de plus nombreux postulants.
